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Vie de maman

  • Billet léger : top accessoires#1 !

    En attendant bébé nuage (et même avant, pendant l'aventure PMA), j'ai eu le temps de glaner/butiner/comparer des idées d'accessoires pour bébé. J'ai souvent picoré des idées dans les billets blogs, dans les tests et comparatifs. J'aimais avoir des retours, connaître les astuces, ça m'aidait à me projeter, à espérer. Récemment  un ami bientôt papa m'a demandé des idées, j'ai réalisé que je pouvais moi-aussi donner des pistes dans la nébuleuse de la puériculture. (oui, j'ai toujours ces fameux flashs "ha mais oui c'est vrai je suis maman maintenant").

    A mon tour de vous donner avec grand plaisir mon 1er top accessoires bébé, de la naissance à 6 mois:

    top#1.png

    • les lingettes débarbouillettes nuages de Lamazuna nous permettent d'éviter d'utiliser mille lingettes jetables pleines de produits chimiques. On les mouille et elles nettoient en douceur les petites frimousses. Elles se lavent très bien (même pour la terrible carotte), sèchent vite. J'avais la version disques démaquillants depuis longtemps pour moi, je suis toujours aussi fan. Les saletés accrochent sans souci, le format est chouette. Il n'y a plus de repas sans elles, pour un bébé nuage c'est normal finalement... 
    • la tétine médicament Picot nous a vraiment été d'un grand secours, et l'est encore régulièrement. Pour un nourrisson qui doit avaler des sirops c'est pratique (et on voit bien ce que bébé prend, sans en cracher partout). Pour l'homéopathie, j'y mets les granules à fondre dans l'eau (chauffée un peu avant pour accélérer la fonte, astuce de doc). On s'habitue à la manipuler (pas pratique côté nettoyage et à la poser quand elle est pleine sans en mettre partout, mais les bénéfices sont plus grands que ces inconvénients).
    • la veilleuse lumineuse et musicale Skip-Hop. C'est un accessoire qui ne sera pas indispensable pour tout le monde bien sûr. Mais pendant les premiers mois de bébé nuage il a été d'une aide précieuse pour les couchers. Le volume doux, la mélodie pas-trop entêtante, l'astucieuse poche de tissu qui diffuse une douce lumière ou des étoiles au plafond quand on la fait glisser (revival Popples). Une gamme qu'on apprécie puisqu'on a également le génial tapis d'éveil tipi, mais c'est une autre histoire...
    • les langes en coton bio Popolini. Juste indispensables, les langes. Pour protéger les épaules des régurgitations, pour remplacer les bavoirs, comme couverture, pare-soleil, tapis à langer léger, coupe-vent, ceinture pour ne pas tomber des chaises hautes trop grandes, serviettes légères....et j'en passe! Plein de marques en proposent mais j'ai trouvé certaines vraiment trop chères. Ici elles sont abordables, en coton bio, aux jolis motifs ou unies, d'un format pratique, et sèchent super vite. J'en ai aussi en molleton, j'en achète aussi des très grands formats chez Hema, et des sur-mesure chez ma super fournisseur d'accessoires en tissu La cerise verte.
    • notre incroyable-indispensable poussette compacte Squizz Looping 2 ! un casse-tête que le choix de la poussette! J'en voulais une qui s'allonge, qui ne prend pas de place une fois pliée, avec harnais, garde-corps et un panier pas trop petit. Papa nuage voulait de la légèreté, de la maniabilité, et une rapidité de pliage (d(une seule main, véridique). Bingo, la Squizz a tout ! et même plus, avec sa poignée pour la tirer comme une valise, sa housse (qu'on utilise en version bagage dans les transports). On a depuis acheté les roues tout-terrain et la capote de pluie. A chaque promenade nous nous réjouissons, elle passe partout, on la sort en une seconde, bébé nuage y est très bien et s'y endort quasiment systématiquement (non sans avoir vérifié par la petite fenêtre qu'on était toujours bien là..). Plus abordable que sa concurrente très connue, de marque française, avec plein d'accessoires dont le cosy, dès la naissance...
    • le miroir de voiture Oly. Bébé nuage est évidemment en mode dos à la route, et lors des premiers trajets seule avec elle j'ai vite compris qu'il me fallait un rétroviseur bébé pour me rassurer. Celui-là est aussi drôle que pratique, avec sa télécommande, ses yeux et bouches qui s'animent pour hypnotiser bébé, ses douces mélodies ou bruits de la nature au volume sonore réglable et agréables à entendre. Quand les trajets s'allongent, quand l'heure du biberon arrive sur la route et qu'il faut faire patienter bébé, et pour un clin d’œil rassurant, j'apprécie toujours autant cet accessoire.

    Promis, ce billet n'est pas sponsorisé (je n'ai reçu aucun de ces objets à tester), à part par nos proches qui ont pu en offrir en cadeaux! J'aurais pu parler de portage (peut-être une prochaine fois), de chaise haute évolutive ou de biberons en verre... mais voilà les 6 choisis pour ce 1er top témoignages de ce qui nous a aidé dans les premiers mois de la famille nuage. La majorité de ces accessoires existent dans d'autres marques aussi, et les expériences varient d'une famille à l'autre. 

    Bref, moi aussi j'ai des idées accessoires bébé à partager, chouette alors !

    blog PMA, blog parentalité, blog de famille, blog de maman 

  • Dualité d'ex-pmette

    nuage16mai.pngNon, une pmette qui vit le bonheur de bercer enfin un bébé n'oublie pas ses années de galères. Ces dernières semaines, le boomerang me revient souvent des émotions vécues, des frustrations, des ressentis.

    Je le sens quand à la longue table de la cantine, l'assemblée essentiellement féminine se lance sur un débat/concours des derniers exploits des minis. Quand mon "moi-maman" sourit béatement en me disant que ça y est, moi aussi j'ai ma carte de membre. Mais j'ai un mode sécurité fortement ancré, qui me retient de tenir trop longtemps ce type de conversation, qui me rend attentive à celles qui plongent le nez dans leurs assiettes en se découvrant une soudaine (et inexplicable, vu le menu) passion pour son contenu. Celles qui ont certainement de bonnes raisons de vouloir fuir ce sujet. Celles dont je faisais partie il y a peu encore. Je copine du regard, je souris discrètement, je lance une passionnante discussion sur un sujet autre.

    Je le sens quand je me plains de petites nuits, de dents qui font bobo, de repas à négocier serré pour que bébé nuage les avale...j'ai presque l'impression de faire une blague. Parce qu'en fait, même pour les réveils en pleine nuit, ma petite voix me répète "tu as de la chance! c'est du bonheur de pouvoir vivre ces si douces contrariétés, de s'inquiéter, de se plaindre...". Je m'entends encore dire ou penser très fort en serrant les mâchoires "arrêtez de vous plaindre de vos mômes, y'en a qui donneraient tout ce qu'elles ont pour pouvoir avoir vos cernes/laver les cacas qui débordent/se brouiller avec le conjoint qui ne veut pas se lever/ne pas réussir à perdre leurs kilos de grossesse...". Donc auto-flagellation quand je me laisse aller à des plaintes. Je ne m'en sens pas le droit, je culpabilise après coup. 

    Comme si je trahissais mon "moi-pmette", mon moi d'avant, celle qui faisait partie du club des looseuses-au-ventre-stérile, unies dans la détestation des ventre-ronds, dans les parcours du combattant.

    Je l'ai ressenti de façon cuisante quand j'ai lu ces billets qui prennent aux tripes des pmettes toujours sur le quai, qui déversent -et comme elles ont raison, comme je les comprends- leurs haines envers DNLP (Dame Nature La Pute, pour les non-initiés, ceux sans cicatrices), leurs blessures et leurs désespoirs post-échecs. Je me suis sentie impuissante et surtout non-autorisée à ne serait-ce que tenter un commentaire de soutien. Parce que j'ai perdu ma carte de membre ? Parce que je suis passée du côté clair de la Force en expulsant bébé nuage ?

    Cette dualité, c'est encore une marque à vie des ex-pmettes. Avoir galéré avant, et se sentir encore bridée une fois maman, comme retenue par la pudeur, par l'expérience, par le respect envers les candidates au tirage au sort de la cigogne, proches ou anonymes que je croise de plus en plus sur ma route.

    Mais j'ai créé ce blog aussi pour ça, pour parler de la pma, mes souvenirs de pendant, et mon ressenti d'après. Parce qu'il n'y a pas que sur la peau que j'ai des tatouages, mais dans le cœur aussi. Parce que je veux concilier mon parcours et sa continuité. Parce que mon soutien envers celles (et ceux à leurs côtés, que je n'oublie pas) qui galèrent reste entier. Elles peuvent m'en vouloir, j'ai détesté avant elles les mamans du monde entier, je comprends. Je suis là pour compatir, c'est un minimum. Et en même temps, je revendique haut et fort mon statut d'agent double fière de l'être:

    Je n'ai pas oublié mon moi-pmette si meurtrie, je veux profiter de mon moi-maman pleinement et sans culpabiliser. Je suis les deux. 

    Et je vais m'inscrire au BAMP, tiens.

  • Le temps élastique

    nuage_etoiles.pngAvant l'aventure PMA, le temps coulait tranquille chez les nuages. Ruisseau de projets qui mûrissent et avancent, de moments effrénés puis de pauses bienvenues, de rythme de vie tranquille et simple.

    Et puis les aiguilles se sont détraquées. Le tic-tac biologique qui devenait assourdissant. Les calendriers d'essais bébé auxquels je rajoutais des pages et des pages. Et la PMA, l'école de la patience forcée quand le temps est compté. Déjà au 1er rdv, avec 5 mois d'attente, on aurait dû comprendre que notre temps d'impatience et la réalité du protocole étaient opposés. A chaque fois qu'on tentait de prévoir et programmer, les résultats nous jouaient des tours; ça ne mûrissait pas assez vite, ou trop vite, le labo fermait pour nettoyage (!!??), notre gynéco partait en vacances, on avait une échéance pro super importante pile ce jour-là....bref, on ne pouvait plus compter sur le temps. Il se mesurait en cycles et en retours de J1, en créneaux, en heures parfois pour les injections. Les projets de sorties et de vacances devaient se prendre avec option d'annulation. Tout se calculait avec des plans B, "au cas où"... Pressés par les équipes ("on continue", "on enchaîne", "on passe vite à la dose supérieure"), mais en même temps contraints d'accepter l'attente, et peut être pas toujours armés pour lutter contre le plomb du temps infertile. Plus de temps ou de plans comme repères, juste l'autre et son soutien.

    Alors que chez les nuages on est plutôt organisés et prévoyants, la pma a été un trou noir temporel dans lequel la maîtrise du temps -et de plein d'autres choses encore- devait nous échapper. Obligés de subir les reports, de voir revenir les anniversaires, de répondre "on ne sait pas quand", ou "peut-être" à beaucoup de questions.

    Et puis le réveil sonne. Je suis enceinte, enfin. Mais bon, on s'emballe pas. (nous on était prêts à nous emballer depuis des années pourtant). On retient la joie, on retient les grains de sable du sablier pour passer les premiers mois délicats. On retient notre souffle. Je passe ma grossesse à la maison, j'entends le tic-tac de mes horloges qui marque ces neuf mois d'attente. Bizarrement j'étais impatiente mais je ne me suis jamais ennuyée. Il fallait attendre mais je savais pourquoi.

    Puis les horloges s'emballent. Un accouchement qui transforme une dizaine d'heures de travail en un souvenir fulgurant. Le sablier coule à nouveau quand elle arrive. Et plutôt en mode accéléré même. Déjà on rentre, déjà les habitudes de vie à trois, déjà la reprise du boulot (à deux mois bébé nuage est en nounou, ça se passe bien. moi je reprends à 100% et je mets quelques semaines avant de sentir le contre-coup).

    Le temps se transforme en moments de lumières et en coups de barre. On invente le terme des "minutes de velours" quand on peut se poser et qu'elle dort. 

    Et puis elle se fabrique son propre rythme. Et elle grandit. Elle est couche-tôt, lève-tôt comme ses parents, enfin presque, avec quelques heures de moins le matin quand même.

    Elle a relancé nos montres arrêtées. Elle rend le temps plus précieux. Elle bouscule les notions de priorités et de choses à faire.

    Elle a bientôt six mois.

    Une demi-année qui a déjà pesé plus fort que des années de temps gelé à l'attendre.

    Le temps est élastique, je le sais bien maintenant.